
Guilhem MEIER
compositeur, batteur
trap expé accidentelle
Guilhem Meier ; « batterie » brocante, sampler granuleux, cordes pincées, oscillateurs de bruit, objets et pédales, chant.
Pierre Horckmans ; clarinette basse, assortiment de pédales, switch défectueux, chant.
Le duo joue librement un pseudo hip hop d’une autre contrée, dans un français qui paraît lui aussi autre. Une batterie et une clarinette qui soufflaperaient dans des oscillateurs générant des bugs, des synthétiseurs granulant des freezes, tel un amas tentaculaire d’énergies folles qui rigoleraient du chaos grandissant.Tout ça pour hocher du chef et onduler des membranes.
BIO
Suite du projet solo LFant, c’est avec Pierre Horckmans (Watch Dog) que Guilhem Meier (Poil, Ukandanz) décide d’improviser un hip hop expétronique, avec de l’autotune microtonal.
Guilhem écrit des textes dans un français inconscient en marge d’un sens explicite. L’écriture automatique, remodelée dans un jeu d’assonance capilotractée, crée une histoire inouie qui donne envie d’être chantée dans toutes les positions.
Le duo joue avec ce texte devenu mythologique pour eux, au sein d'une danse bancale sur des fausses loops. La voix, scandée ou chantée, est au centre de leur improvisation instrumentale, d’un baroque à rendre jaloux les petits magasins de musique. Avec des pédales sous et sur leur pieds, ils diabolisent leurs sons acoustiques, et génèrent un flux discontinu de matières granulaires ou gazeuses, selon le tempérament.
On pourra entendre des K.Dick, Jodorowsky, Balavoine ou Henri Guillemin, groover avec le rut du cerf ou le chant de la baleine, dans le temple d’une forêt du Yunnan ou dans un igloo quand la pêche à été bonne. Ces associations tissent un patchwork aux allures gangsta joyeux et chaotique.
Riche d’une longue collaboration au sein de différentes formations (Le Grand Sbam-Janus, Pili Coït et les Exocrines, Argot Lunaire…) les deux musiciens, au parcours inclassable (classique contemporain, jazz étrange et rock expérimental), provoquent l’accident sonore, et s’amuse à faire pleurire et épouvoir l’auditeur par le 3ème œil.
Un futur groupe mainstream de niche.
L.F.ant solo
Avec ses cloches, bols, cordes, blocs, peaux, sinusoïdes, larynx, électricité, LFant métamorphose son instrument pour chanter l’impermanence de Tchouang Tseu
LFant est un solo de batterie amplifiée où les larsens des tambours chantent avec les métaux. De l’improvisation naissent les chansons d’un éléphant qu’une nuée de fourmis ronge de l’intérieur.
Nourri de aïkus de K.Cobain et de yoga sutras, le chant fait vibrer les organes et les connecte à la tempête des membres.
Le courant électrique nargue l’écho acoustique dans une danse où les fantômes de la matière retournent à l’état sauvage.